Graphiste, designer graphique, infographiste… Quelles différences ?

Vous vous interrogez sur quelles sont les différences entre les métiers liés au graphisme ? Laissez-moi 5-10 minutes pour vous éclaircir là-dessus.
crayons de couleurs

Je vous en ai parlé dans l’article précédent « 5 raisons de faire appel au studio ». En France en particulier, nous utilisons des termes variés pour différencier les métiers liés au graphisme. De ce fait, nos prospects peuvent être vite perdus dans cette jungle. Je vous dédie cet article pour y voir plus clair.

“ Les graphistes freelances sont en partie obligés de s’insérer dans une catégorie pour spécifier à leurs prospects où ils se placent par rapport aux autres ”

1. Pourquoi autant de termes différents ?

Dans le monde anglo-saxon, on désigne souvent un « graphiste » par « graphic designer » si son profil est davantage en parallèle avec le design, c’est-à-dire, qu’il produit un projet fonctionnel par rapport à un besoin. Ou alors « graphic artist », s’il a une patte davantage artistique, essentiellement des projets liés à l’esthétique et au « beau ».

Pourtant, en France, on aime utiliser : graphiste, designer graphique ou infographiste. Puis, viennent aussi les métiers qui détiennent davantage une spécificité : directeur artistique, webdesigner, Designer UI, Designer UX, intégrateur, studio de création ou studio graphique, illustrateur, motion designer… 

Alors pourquoi nous utilisons autant de termes ? Personnellement, je pense qu’en général, les français adooooorent catégoriser les professionnels. Et pourquoi pas d’ailleurs ! Par rapport à des métiers liés au médical ou au droit par exemple. Heureusement que nous avons des professionnels spécialisés dans leur domaine. Pour autant, dans le secteur du design graphique, ça sème un peu la pagaille dans la tête de nos clients ou prospects. La raison ? C’est déjà pas mal flou au niveau des écoles et des formations ! Nous avons dû mal à déterminer où s’arrêtent les missions d’un designer graphique car la frontière entre le design, la création et l’art est peut être davantage poreuse dans notre pays.

Ainsi, les graphistes freelances sont en partie obligés de s’insérer dans une catégorie pour spécifier à leurs prospects où ils se placent par rapport aux autres. Mais encore faut-il bien connaître leur spécificité. Alors, petit récapitulatif pour vous, prenez note !

 

2. Graphiste

Le terme le plus souvent utilisé aujourd’hui reste « graphiste ». C’est un mot qui est général, il peut qualifier un assez large panel de personnes professionnelles lié à l’image et la communication. Si un freelance se désigne plutôt comme « graphiste », c’est qu’il souhaite tout simplement donner une image ouverte sur le métier sans souligner une compétence précise.

 

3. Designer graphique

Peut-être détrônera-t-il un jour le terme précédent ? En tout cas, il est bien parti pour ! Comme nos amis anglo-saxons, le « designer graphique » met en particulier l’accent sur le « design ». Autrement dit, sur sa capacité à analyser, étudier, rechercher et créer sous une dimension industrielle, marketing et commerciale. Sa création part avant tout d’une analyse, d’un concept et/ou d’un besoin. Le designer graphique élabore en toute logique une étude de marché et un cahier des charges avant toute conception graphique.

 

4. Directeur artistique

Le directeur artistique veut – avant tout – mettre en avant son expérience. Un DA met l’accent sur sa créativité. Il est capable de traduire un concept ou un objectif en images. En agence, le DA donne les directions à suivre en matière de communication à son équipe. En tant qu’indépendant, le DA montre qu’il est capable de prendre des décisions en matière de marketing, vision 360°, branding ou autre mais aussi qu’il a les compétences pour déployer des idées créatives et originales.

 

5. Infographiste, graphiste executant ou PAOiste

Ces trois termes peuvent être facilement réunis car de moins souvent utilisés (en tout cas par les freelances). L’infographiste est l’ancien terme pour désigner un graphiste. Pour faire court, dans le passé, un infographiste était capable de produire un visuel graphique grâce à une « palette graphique » et donc souvent conçu d’abord à la main. Aujourd’hui, le terme infographiste s’est dirigé vers une connotation de graphiste « exécutant » ou encore PAOiste (lié surtout aux logiciels de PAO et au Print). En d’autres termes, il exécute les demandes et ne prend donc pas de décision.

 

6. Webdesigner

Le webdesigner est spécialisé dans le web. Il a des connaissances et compétences graphiques et est capable de les mettre en œuvre dans la conception et la production de sites Internet. Il conçoit les maquettes de sites et peut parfois les intégrer par lui-même. Il peut notamment s’occuper de la création de bannières web ou de newsletters ainsi que de GIFs animés.

 

7. Designer UI

Le designer UI, tout comme le designer UX est un terme assez récent et est l’évolution logique du webdesigner. Ce terme dénote la volonté du designer d’affirmer ses compétences en matière d’ergonomie. Pour imager mon propos, les clients ne veulent plus seulement un site « beau » mais un site « beau » et surtout adapté, pratique et fonctionnel. Le designer UI étudie et crée des interfaces efficaces et réfléchies sur tout type de supports : sites internet, Intranet, applications mobiles, jeux vidéos…

 

8. Designer UX

En parallèle avec le designer UI, le designer UX est un concepteur axé sur l’ergonomie et la performance des systèmes interactifs. L’UI Designer conceptualise visuellement si – par exemple – telle ou telle couleur de bouton sera la plus efficace et l’UX Designer – quant-à-lui – va étudier et tester où ce bouton doit se trouver dans le site afin d’améliorer l’expérience utilisateur et permettre au visiteur de naviguer de façon agréable.

 

9. Intégrateur

En parallèle avec les termes d’infographiste, graphiste exécutant ou PAOiste, l’intégrateur est l’exécutant pour le web. Il répond à un cahier des charges ou une charte graphique déjà élaboré pour rendre visible les pages créées sur le web. Souvent, un webdesigner est aussi un intégrateur afin qu’il puisse par lui-même intégrer ses maquettes graphiques contrairement aux UX ou UI Designers. Eux, travaillent généralement en étroite collaboration avec un développeur car leurs créations demandent davantage de compétences de développement et de programmation.

 

10. Studio de création ou studio graphique

Et nous y voilà ! J’ai moi-même fait le choix d’utiliser les termes de « studio graphique » pour 3 raisons. La première est que je ne me retrouvai pas forcément dans une catégorie mais dans plusieurs catégories. La deuxième est que mon objectif se définit par ma capacité à offrir pour toute entreprise locale, une prestation graphique adaptée et de qualité et – par conséquent – avoir la possibilité d’offrir une prestation dite « globale ». Une vision à 360° qui passe par son image de marque, son identité visuelle, son site Internet (en comprenant l’expérience utilisateur et le SEO) jusqu’à ses créations Print comme l’affiche. En résumé, une agence a plus petite échelle. Et la troisième raison est que le terme « studio » me plaisait personnellement car cela peut faire aussi penser à un atelier d’étude ou au atelier d’artiste. Ce qui laisse imager qu’il s’agit d’une entreprise à taille humaine et à l’écoute comme j’aime !

 

11. Graphiste illustrateur

Certains graphistes se spécialisent dans l’illustration car ils estiment avoir les compétences et une patte graphique certaine qui seront suffisamment présentes pour la bonne vie de leur entreprise.

 

12. Graphiste 3D

D’autres ont saisi l’opportunité de la tendance 3D pour développer leur business sur cette spécificité du graphisme qui peut envelopper divers domaines : rendus d’architecture, jeux vidéos ou encore illustrations 3D.

 

13. Motion designer

Métier très bien recherché aujourd’hui, le motion designer est un graphiste spécialisé dans l’animation et le montage vidéo. Il anime des éléments graphiques pour divers supports et médias : vidéo teasing, habillage télé, animations publicitaires ou clip vidéos.

 

 


A l’image du brouillard qui sévit sur notre paysage du nord en ce moment, j’espère que le flou autour des différents termes employés pour les métiers du graphisme s’éclaircira petit à petit pour laisser place à de bonnes idées lumineuses et de nouvelles collaborations futures. A très vite pour de nouveaux articles !

Référence : Profession graphiste indépendant, Julien Moya et Eric Delamarre, Editions Eyrolles, 2019.

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